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MONTPELLIER MÉTROPOLE ÉCOLOGIE

Jean Claude BIAU Actions sociales & écologistes MONTPELLIER MÉTROPOLE MEDITERRANEE & OCCITANIE

MONTPELLIER MÉTROPOLE ÉCOLOGIE

Régionales 2010 : intentions de vote en Languedoc-Roussillon

logo-ml.gif  9 février 2010
Régionales
: Georges Frêche haut la main devant des opposants divisés
sondagetetepetit

Pour voir l'ensemble du sondage cliquer sur le lien ci dessous
regionLR-SONDAGE SOFRES-9-02-2010 regionLR-SONDAGE SOFRES-9-02-2010

Publié à 10 h - Frêche (divers gauche) : le président sortant a toujours fait la course en tête. Il progresse de 29 % à 31 %, alors qu’il doit, paradoxalement, affronter un concurrent de gauche supplémentaire.

Au-delà de ceux qui le rejoignent dans l’urne pour lui témoigner de leur solidarité après son contentieux avec Fabius, Frêche mord visiblement sur les électeurs du Parti de gauche, donné en novembre 2009 à 11 % avec Liberti comme tête de liste, ainsi que sur celui du NPA, alors estimé à 7 %. A présent, ces deux listes coalisées ne pèsent plus que 7 % contre 18 %, soit une perte de capital voisine des deux-tiers.



Couderc (UMP) et Jeanjean (Divers droite) : si l’on excepte le sondage d’Opinion Way, où il faisait quasi jeu égal avec Frêche au premier tour, Couderc ne cesse de décrocher jusqu’à enregistrer, à ce jour, un handicap de 10 % sur son principal rival. Il peut trouver un début d’explication avec le doublement du score du dissident Jeanjean, ainsi que le transfert compassionnel d’une frange de l’électorat de droite modérée vers Frêche, victimisé par la rue Solférino.

Jamet (FN) : jadis redoutée, la liste Front national n’est qualifiée (10 %) que dans le sondage d’Opinion Way. Dans les trois autres études, elle décroche chaque mois d’un point.  Revol, Liberti et Hermet (l’Autre gauche) : l’engagement d’une liste PS supplémentaire et la confusion suscitée par les quatre vice-présidents PCF (dont Jean-Claude Gayssot) ayant refusé de suivre les consignes de Marie-George Buffet en rempilant avec Frêche, ne font pas les affaires de cette coalition.

Roumégas (Europe Ecologie) et Mandroux (PS) : après avoir doublé son score entre novembre 2009 et janvier 2010 (de 7 % à 14 %), Jean-Louis Roumégas se situe à un étiage de 10 %, lui permettant de revenir en seconde semaine. S’il est juste classé devant Mandroux pour Opinion Way, il est derrière pour la Sofres, à seulement 1 % de retard. Tout reste à faire. Dans l’hypothèse d’une fusion immédiate, c’est toutefois le maire de Montpellier qui paraît la mieux placée pour tirer la liste. Elle mobilise 20 %, contre 17 % au leader d’Europe Écologie.

Drevet (Génération écologie) et Dufour (MoDem) : Drevet en tête de la seule liste Génération Écologie, est crédité de 4 %, soit 50 % du score dont il était dépositaire s’il eût tiré la liste du MoDem (8 %). Marc Dufour, lui, a perdu 50 % de son potentiel en quatre mois. Au cumul, Drevet et Dufour totalisent 6,5 % contre 10 % en novembre dernier.



Carine Marcé directrice associée au département stratégies d'opinion à TNS-SOFRES

Comme nulle part ailleurs !


1 - Georges Frêche sort renforcé de la crise
Réalisé une dizaine de jours après le début d’une affaire plus cathodique que catholique, ce sondage ne fait pas trembler la "tronche" de Georges Frêche. Dans tous les cas, il remporterait le premier tour avec plus de 30 % des suffrages, laissant très loin tous les rivaux de droite et de gauche. L’opinion ne semble pas émue par la phrase reprochée au président sortant. Au contraire, elle a peut-être décelé de l’acharnement et une manœuvre dans l’action répressive de Martine Aubry.

2 Les rivaux de Frêche au coude à coude
Dans le cas où ils partiraient séparément, les deux principaux opposants de gauche à Georges Frêche ne se départagent pas franchement.  Cependant, Hélène Mandroux, invitée surprise de cette élection au profil inédit, prend un léger avantage sur le candidat d’Europe Écologie, Jean-Louis Roumégas.

Et, dans le cas d’une alliance PS-écologistes au premier tour, le maire de Montpellier serait une tête de liste plus efficace (trois points de plus que Roumégas). Mais dans le même temps, Georges Frêche augmenterait encore son score. Voilà qui ne va pas faciliter un dialogue déjà passablement compliqué localement entre Mandroux et Roumégas, et nationalement entre Aubry, Cohn-Bendit, Duflot et Bové.

D’autre part, le Front de gauche (PC, Parti de gauche) allié au NPA stagne en dessous du seuil de qualification. Il ne pourrait viser qu’une fusion avec les anti-frêchistes.  Au centre, le potentiel de l’imprévisible duo Drevet-Dufour, oscille entre 6,5 et 8 % : l’ex-"Monsieur Météo" confirme son ascendant sur l’ex-"Monsieur Air littoral", de retour dans le jeu.

3 La droite et le Front national reculent
Depuis que Martine Aubry a fait tomber la foudre sur Frêche et ses alliés, la droite courait le risque d’être sortie du débat. A ce moment de la campagne, c’est bien ce qu’indique ce sondage !  Déjà handicapé par un contexte national pourri pour l’UMP, Raymond Couderc se hisse tout juste au-dessus des 20 %. Et les 4,5 à 5 % pris par le dissident Jeanjean accentuent le fléchissement du sénateur-maire de Béziers.

Même problème pour le Front national qui n’atteint pas ici ses actuels niveaux nationaux. Le parler rustique de Georges Frêche séduit-il davantage que les incantations sans surprise de France Jamet ?

4 Un rapport de force gauche droite de 70 / 30
La vampirisation du débat régional par la guerre entre les pro et anti-Frêche éclate encore plus clairement à l’examen des hypothèses de second tour.  Non seulement le président candidat l’emporte nettement dans tous les cas (avec 9 à 10 points d’avance) mais le rapport de force entre droite et gauche dépasse ici toutes les tendances nationales. Le signe que cette élection en Languedoc-Roussillon ne ressemblera à aucune autre…

« Des gens peu politisés vont voter Frêche »
Carine Marcé est directrice associée au département stratégies d’opinion à TNS-Sofres


Quelle est votre analyse de ces résultats ?
Par rapport aux enquêtes nationales, on observe un vrai éparpillement des intentions de vote en Languedoc-Roussillon. Du coup la liste UMP (Couderc) est à un niveau assez faible (21 % contre 31 %). D’autre part, les gens qui se disent sympathisants écologistes votent aussi bien pour Frêche que pour Roumégas et Drevet.

La récente médiatisation de "l’affaire Frêche" joue-t-elle pour ou contre lui ?
C’est difficile à dire. Mais, pour s’en tenir aux chiffres, 54 % des gens, en général, disent avoir une bonne opinion de lui et 69 % jugent satisfaisant son bilan de président de Région comme, d’ailleurs, 67 % des électeurs d’Hélène Mandroux. Donc, clairement, si il y avait un véritable opprobre dans votre région sur les propos de Georges Frêche, ce dernier n’obtiendrait certainement pas ces bons chiffres.

La baisse du FN vous semble-t-elle logique ?
Nationalement, le FN est à 8,5 % alors qu’en 2004 il faisait 15,5 %. Donc, en gros, le FN a perdu 7 %. En Languedoc- Roussillon, je pense que la contreverse bouscule sensiblement les lignes. Des gens peu politisés vont porter leurs suffrages sur Frêche au lieu du FN.

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