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MONTPELLIER MÉTROPOLE ÉCOLOGIE

Jean Claude BIAU Actions sociales & écologistes MONTPELLIER MÉTROPOLE MEDITERRANEE & OCCITANIE

MONTPELLIER MÉTROPOLE ÉCOLOGIE

"Barbouze" "Police Paralléle" : En 1973 le SAC à Montpellier

Dans cette période ou l’on parle beaucoup de « barbouzes » de « police parallèle »  des amis et camarades m’ont sollicités pour que je fasse part d’un témoignage vécu il  y à maintenant 45 ans

 

                                

ISANKA

 

« En juillet 1973, revenant de la Fête de ISANKA (fête annuelle du PCF) vers 1h du matin, j’arrive sur le parking devant mon domicile à la Paillade, au square Jupiter par la rue de Barcelone, entre la rue de Cambridge et de Saragosse, en compagnie de mon épouse Nadia.

 

À peine sommes nous sorti de voiture que nous sommes ceinturés part quatre hommes qui nous montre une carte tricolore laissant entendre qu’ils sont des policiers, deux d’entre eux entrainent mon épouse vers un immeuble de la rue de Salamanque et l’empêche de crier…les deux autres me force à me mettre à genoux et sortant un revolver me le mette sur la nuque en me disant « on te connais, tu vas arrêtais de militer, de collés des affiches et d’ennuyés nos amis sinon dernier avertissement ont sais ou tu crèche et tu aura une balle dans la nuque » cette agression, qui à duré 15mn, nous laisse sans voix et très choqué mais nous avons la présence d’esprit de relever le n° du véhicule de ses soit disant policier.

 

Avec mon épouse nous nous interrogeons sur l’attitude à tenir et je décide d’en parler à mes amis de la CGT (je suis à ce moment là responsable de la métallurgie CGT de l’Hérault et de la direction de l’union locale de Montpellier) et du PCF, nous en parlons donc à plusieurs responsables Jacques Bonnet et Georges Doumenc responsables du PCF à Montpellier ainsi qu’à Henri Granier et Navarro responsables locaux de la CGT et je décide de porter plainte auprès du Procureur de la République.

 

Nous décidons la sortie d’un tract qui fut diffusé dans les entreprises  et marchés de la ville donnant les détails et dénonçant cette agression.

 

Le journal « La Marseillaise » ayant connaissance du n° de voiture  que nous avions relever mène son enquête et retrouve le véhicule dans l’enceinte du commissariat central situé boulevard Clemenceau (la ou ce trouve le Parc aujourd’hui) à Montpellier.

 

Un journaliste de la Marseillaise photographie la voiture avec son numéro et la publie dans le journal.

 

L’affaire fait du bruit et nous apprendrons par des policiers syndiqués du commissariat central que cette voiture banalisé était utilisé par une « police parallèle » des membres du SAC, venue de Marseille, de triste mémoire et qu’ils écumés notre ville, ou ils n’étaient pas connues, pour impressionnés des militants coupables de milité pour l’union de la gauche et les revendications des salariés,.

 

C’’était le temps du fameux livre sur «Les truands du grand patronat» ..cet épisode m’a convaincu qu’il est toujours important de parler et j’en remercie tout mes amis du syndicat et du PC qui m’ont aidés dans cette épreuve, pour la petite histoire le Procureur de l’époque à classer sans suite mais ont à plus revue ses membres du SAC à  Montpellier. »

 

Jean Claude BIAU

jc.bio@numericable.fr   

 

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